En bref
Les étapes pour ouvrir
Étape 1 : Vérifier le quota de population sur la zone visée
C’est le point de départ, avant même le financement. Le code de la santé publique (article L. 5125-4) fixe un seuil : il faut au moins 2 500 habitants dans la commune pour la première officine, puis une officine supplémentaire autorisée par tranche de 4 500 habitants au-delà. Une ville de 7 000 habitants peut donc compter deux officines, 12 000 habitants trois, et ainsi de suite. Dans la quasi-totalité des zones, ce quota est déjà atteint : la voie réaliste est donc la reprise d’une officine existante ou un transfert, pas une création pure.Étape 2 : Obtenir le diplôme et s’inscrire à l’Ordre
Être titulaire d’une officine impose un diplôme d’État de docteur en pharmacie (six ans d’études minimum, filière officine). L’inscription au tableau de l’Ordre national des pharmaciens, en section A, est une condition légale pour exercer. L’Ordre vérifie le diplôme, la moralité et l’indépendance. Le pharmacien titulaire doit exercer personnellement et ne peut cumuler avec une autre profession.Étape 3 : Obtenir la licence de l’ARS
Aucune officine ne peut ouvrir, être transférée ou regroupée sans une licence délivrée par l’Agence régionale de santé (ARS). C’est l’ARS qui valide l’adresse exacte du local et vérifie que le projet respecte les quotas de population et les règles de desserte. Cette licence est attachée au local : elle conditionne tout le projet et son obtention peut prendre plusieurs mois.Étape 4 : Monter le financement de la reprise
Reprendre une officine mobilise des montants élevés. Le prix de cession moyen tourne autour de 1,3 million d’euros, et se situe fréquemment près de 76 % du chiffre d’affaires HT pour les officines réalisant plus de 1,2 million d’euros de CA (données Interfimo). Le plan de financement associe apport personnel, prêt bancaire dédié à l’officine et souvent un accompagnement spécialisé. Comptez généralement six à douze mois entre la recherche et la signature.Étape 5 : Choisir la structure et accomplir les formalités
La titularité passe le plus souvent par une société (SEL, SARL/EURL de pharmacie) où les associés exerçant doivent être pharmaciens et sont tenus à une obligation d’exercice personnel. Il faut ensuite enregistrer la société, transférer la licence, s’affilier aux caisses, souscrire les assurances et déclarer l’officine auprès de l’Ordre et de l’ARS.Étape 6 : Reprendre l’exploitation et ouvrir
Une fois la licence transférée et l’inscription à l’Ordre effective, vous reprenez l’équipe, les stocks, le logiciel et les contrats (grossiste-répartiteur, mutuelles, tiers payant). L’enjeu est la continuité de service : conserver la patientèle, respecter les obligations de garde et de dispensation. L’ouverture « pure » d’une officine neuve restant rare, la réussite se joue surtout sur la qualité de la reprise et de son emplacement.
Diplôme, budget, statut, rentabilité
Faut-il un diplôme ?
Le métier est fermé : seul un docteur en pharmacie inscrit à l’Ordre (section A) peut être titulaire d’une officine.
Le métier est fermé : seul un docteur en pharmacie inscrit à l’Ordre (section A) peut être titulaire d’une officine. Le diplôme d’État de docteur en pharmacie, obtenu après six ans d’études minimum en filière officine, est obligatoire, tout comme l’inscription au tableau de l’Ordre national des pharmaciens, condition légale d’exercice.
Au-delà du diplôme, l’ouverture est verrouillée par deux barrières propres à la pharmacie : le quota de population (2 500 habitants pour la première officine, puis une par tranche de 4 500 habitants, avec des seuils relevés à 3 500 en Alsace, Moselle et Guyane) et la licence délivrée par l’ARS, qui valide l’emplacement exact et sans laquelle aucune officine ne peut ouvrir ou être transférée.
Quel budget prévoir ?
C’est l’un des commerces les plus capitalistiques à reprendre.
C’est l’un des commerces les plus capitalistiques à reprendre. Le prix de cession d’une officine avoisine en moyenne 1,3 million d’euros, et s’établit souvent autour de 76 % du chiffre d’affaires HT pour les officines de plus de 1,2 million d’euros de CA (étude Interfimo). À titre de repère, le chiffre d’affaires moyen d’une officine se situe autour de 2,3 millions d’euros HT.
À ce prix de fonds s’ajoutent les frais d’acquisition, le besoin en fonds de roulement (stock important) et les honoraires. Le financement repose sur un apport personnel significatif et un prêt bancaire dédié, généralement bouclé en six à douze mois. Ces montants sont des ordres de grandeur : la valeur dépend fortement de l’emplacement, de la marge et de la rentabilité réelle de l’officine.
Quel statut juridique ?
L’exploitation se fait quasi systématiquement en société (société d’exercice libéral, SARL ou EURL de pharmacie).
L’exploitation se fait quasi systématiquement en société (société d’exercice libéral, SARL ou EURL de pharmacie). La règle clé : les associés qui exercent doivent être pharmaciens diplômés et sont soumis à une obligation d’exercice personnel. Le pharmacien titulaire ne peut pas déléguer sa qualité de propriétaire-exploitant à un non-pharmacien ni exercer une autre profession en parallèle.
Le choix précis de la structure (montage de la holding, nombre d’associés, régime fiscal) se décide avec un expert-comptable spécialisé en officine et un avocat, en fonction du prix de reprise et du plan de financement.
Est-ce rentable ?
La pharmacie reste un secteur rentable et relativement protégé grâce à l’encadrement du réseau, mais les marges sont réglementées.
La pharmacie reste un secteur rentable et relativement protégé grâce à l’encadrement du réseau, mais les marges sont réglementées. L’excédent brut d’exploitation retraité se situe en moyenne autour de 10 % du chiffre d’affaires. Sur un CA moyen d’environ 2,3 millions d’euros, cela représente un excédent conséquent, mais une large part sert à rembourser l’emprunt de reprise pendant plusieurs années.
La rentabilité réelle dépend du mix (médicaments remboursés à marge encadrée, parapharmacie plus libre), du volume de patientèle et de la maîtrise des charges. C’est un investissement lourd mais dont la visibilité de chiffre d’affaires est forte, l’emplacement et la patientèle captive restant les principaux moteurs de valeur.
Où ouvrir : marché et meilleurs quartiers de 5 départements
Repères de marché dans les Bouches-du-Rhône
81 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
947
établissements actifs au répertoire Sirene
14 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans les Bouches-du-Rhône
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Périphérie · Saint-Mitre-les-Remparts | 1 400 000 €/an | |
| 2 | Ouest · La Ciotat | 1 410 000 €/an | |
| 3 | Extérieurs-Baisses-Sibourg · Lançon-Provence | 2 660 000 €/an | |
| 4 | Centre Urbain · Venelles | 2 560 000 €/an | |
| 5 | Ouest-La Plaine · Gémenos | 2 200 000 €/an | |
| 6 | Les Faurys · Venelles | 1 550 000 €/an | |
| 7 | Est · La Ciotat | 2 120 000 €/an | |
| 8 | Plaine Nord · Châteauneuf-les-Martigues | 2 100 000 €/an | |
| 9 | Est · Gémenos | 1 470 000 €/an | |
| 10 | Saint-Macaire Plan Fossan · Martigues | 2 570 000 €/an | |
| 11 | Pallières-Plan des Pennes · Les Pennes-Mirabeau | 1 630 000 €/an | |
| 12 | Plaine Sud · Châteauneuf-les-Martigues | 2 080 000 €/an |
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Repères de marché dans les Alpes-de-Haute-Provence
71 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
71
établissements actifs au répertoire Sirene
14 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans les Alpes-de-Haute-Provence
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Périphérie Ouest · Digne-les-Bains | 1 070 000 €/an | |
| 2 | Route de Nice · Digne-les-Bains | 1 250 000 €/an | |
| 3 | Route de Marseille · Digne-les-Bains | 1 520 000 €/an | |
| 4 | Les Mées | 2 200 000 €/an | |
| 5 | Pierrevert | 2 170 000 €/an | |
| 6 | Sainte-Tulle | 1 940 000 €/an | |
| 7 | Volx | 1 770 000 €/an | |
| 8 | Les Dourbes · Digne-les-Bains | 1 170 000 €/an | |
| 9 | Gréoux-les-Bains | 1 700 000 €/an | |
| 10 | Barcelonnette | 1 390 000 €/an | |
| 11 | Malijai | 1 110 000 €/an | |
| 12 | Volonne | 900 000 €/an |
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Repères de marché dans le Var
78 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
452
établissements actifs au répertoire Sirene
13 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans le Var
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Nord RN7 · Puget-sur-Argens | 2 290 000 €/an | |
| 2 | Sud RN7 · Puget-sur-Argens | 2 370 000 €/an | |
| 3 | Gonfaron | 2 390 000 €/an | |
| 4 | Partie Sud-Collet-Redon-Vauses-Testavins · Le Muy | 2 300 000 €/an | |
| 5 | Carnoules | 2 270 000 €/an | |
| 6 | Le Val | 2 340 000 €/an | |
| 7 | Nartelle-Noyer-Bellevue-Boulevard des Sardinaux · Sainte-Maxime | 1 760 000 €/an | |
| 8 | Nord · Sanary-sur-Mer | 1 800 000 €/an | |
| 9 | Le Cannet-des-Maures | 2 680 000 €/an | |
| 10 | La Croix-Valmer | 2 110 000 €/an | |
| 11 | Basse Suane-Les Virgiles · Sainte-Maxime | 1 820 000 €/an | |
| 12 | Ouest · Cogolin | 1 840 000 €/an |
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Repères de marché dans les Alpes-Maritimes
79 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
568
établissements actifs au répertoire Sirene
14 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans les Alpes-Maritimes
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Les Écarts-Village-Plans de Carros · Carros | 3 270 000 €/an | |
| 2 | Maure Vieille-La Napoule · Mandelieu-la-Napoule | 1 210 000 €/an | |
| 3 | Sud · Pégomas | 2 580 000 €/an | |
| 4 | Saint-Cézaire-sur-Siagne | 2 180 000 €/an | |
| 5 | Le Village · Valbonne | 1 170 000 €/an | |
| 6 | Écarts Sud · Valbonne | 1 350 000 €/an | |
| 7 | Marina · Villeneuve-Loubet | 1 890 000 €/an | |
| 8 | Saint-Vallier-de-Thiey | 2 010 000 €/an | |
| 9 | Laghet-Périphérie · La Trinité | 1 850 000 €/an | |
| 10 | Tourrettes-sur-Loup | 2 270 000 €/an | |
| 11 | Quartiers Est-Les Salettes-Les Campons · La Colle-sur-Loup | 1 360 000 €/an | |
| 12 | Village Centre · La Colle-sur-Loup | 1 610 000 €/an |
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Repères de marché dans le Vaucluse
90 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
246
établissements actifs au répertoire Sirene
14 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans le Vaucluse
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Nord · Apt | 1 200 000 €/an | |
| 2 | Aubignan | 3 280 000 €/an | |
| 3 | Sud · Valréas | 1 330 000 €/an | |
| 4 | Est · Valréas | 1 760 000 €/an | |
| 5 | Sud · Apt | 1 180 000 €/an | |
| 6 | Sud · Le Thor | 1 830 000 €/an | |
| 7 | Ouest Sud · Vaison-la-Romaine | 990 000 €/an | |
| 8 | Ouest · Valréas | 1 030 000 €/an | |
| 9 | Cadenet | 2 380 000 €/an | |
| 10 | Hôtel de Ville · Morières-lès-Avignon | 1 940 000 €/an | |
| 11 | Bédoin | 1 690 000 €/an | |
| 12 | Malaucène | 1 520 000 €/an |
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Questions fréquentes
Faut-il un diplôme pour ouvrir une pharmacie ?
Oui, obligatoirement.
Oui, obligatoirement. Seul un titulaire du diplôme d’État de docteur en pharmacie (six ans d’études minimum, filière officine) et inscrit au tableau de l’Ordre national des pharmaciens en section A peut être propriétaire et exploitant d’une officine. C’est une condition légale : aucun investisseur non pharmacien ne peut détenir et exploiter seul une pharmacie.
Combien d’habitants faut-il pour ouvrir une pharmacie ?
La loi fixe un seuil de 2 500 habitants dans la commune pour autoriser la première officine (article L. 5125-4 du code de la santé publique).
La loi fixe un seuil de 2 500 habitants dans la commune pour autoriser la première officine (article L. 5125-4 du code de la santé publique). Ensuite, une officine supplémentaire peut être autorisée par tranche de 4 500 habitants : environ deux officines à 7 000 habitants, trois à 12 000, etc. Les seuils sont relevés à 3 500 habitants en Alsace, en Moselle et en Guyane.
En pratique, ces quotas étant presque partout atteints, on reprend une officine existante plutôt que d’en créer une nouvelle.
Combien coûte l’ouverture d’une pharmacie ?
Il faut raisonner en prix de reprise, pas en budget de création.
Il faut raisonner en prix de reprise, pas en budget de création. Une officine se cède en moyenne autour de 1,3 million d’euros, souvent proche de 76 % de son chiffre d’affaires HT pour les plus grosses. À cela s’ajoutent les frais d’acquisition, le stock et le besoin en fonds de roulement. C’est l’un des commerces les plus capitalistiques, financé par un apport personnel élevé et un prêt bancaire dédié.
Est-ce rentable d’ouvrir une pharmacie ?
Oui, c’est un secteur rentable et relativement protégé par la régulation du réseau, avec un excédent brut d’exploitation moyen autour de 10 % du chiffre d’affaires.
Oui, c’est un secteur rentable et relativement protégé par la régulation du réseau, avec un excédent brut d’exploitation moyen autour de 10 % du chiffre d’affaires. Attention toutefois : les marges sur les médicaments remboursés sont encadrées, et une grande partie de l’excédent sert à rembourser l’emprunt de reprise pendant plusieurs années.
La rentabilité dépend fortement de l’emplacement, du volume de patientèle et du poids de la parapharmacie.
Où ouvrir une pharmacie dans 5 départements ?
Dans les communes denses (Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne, Martigues), le quota d’officines est le plus souvent déjà atteint : la création pure est quasi impossible et la voie normale est la reprise.
Dans les communes denses (Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne, Martigues), le quota d’officines est le plus souvent déjà atteint : la création pure est quasi impossible et la voie normale est la reprise. Le bon emplacement se juge sur la patientèle capturée (flux, habitat, proximité de cabinets médicaux et de maisons de santé) et sur le chiffre d’affaires de l’officine cédée.
Les repères marché et les meilleurs quartiers ci-dessus vous aident à comparer les zones concrètement avant de vous positionner sur une reprise.
Les 20 points à vérifier avant de signer un bail commercial
Le bail, le coût complet, le local, son histoire : la liste à emporter en visite, par email.
Passez du guide à votre emplacement précis
L’étude de marché locale chiffre votre quartier : marché en euros, concurrence datée, chalandise, démographie. Le dossier que votre banque attend.
Les repères réglementaires et financiers de ce guide sont donnés à titre indicatif et ne remplacent pas un conseil professionnel. Les chiffres de marché proviennent de données publiques et ne garantissent pas un résultat.