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Comment ouvrir un salon de coiffure : étapes, budget, et où s’installer

Ouvrir un salon de coiffure ne se joue pas qu’aux ciseaux : c’est un commerce de proximité où l’emplacement fait la différence entre un fauteuil toujours occupé et un salon qui peine à remplir son agenda. Ce guide couvre le « comment » (diplôme, budget, statut, rentabilité) et, surtout, le « où » : les meilleurs quartiers des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence pour ce métier, classés avec de vraies données publiques.

Les étapes pour ouvrir

  1. 1

    Valider l’emplacement (le nerf de la guerre)

    Avant tout le reste : une zone avec du passage, une clientèle de proximité et pas trop de salons déjà installés. C’est ce qui pèse le plus dans la réussite d’un commerce de service au fauteuil. Voyez plus bas le classement des quartiers.

  2. 2

    Obtenir la qualification (BP coiffure)

    La coiffure est une activité réglementée : elle doit être exercée par une personne qualifiée, ou sous son contrôle effectif et permanent. La référence est le Brevet Professionnel (BP) coiffure. Vous n’êtes pas obligé de coiffer vous-même, mais un titulaire du BP doit encadrer l’activité du salon.

  3. 3

    Statut juridique et financement

    Choisissez la forme (le plus souvent SASU ou EURL) et montez votre plan de financement : apport, prêt bancaire, aides (Bpifrance, ADIE). Une étude de marché chiffrée solidifie le dossier auprès de la banque.

  4. 4

    Trouver le local

    Surface de vente, bacs et plomberie, électricité, vitrine et droit au bail. L’emplacement conditionne le loyer ET le chiffre d’affaires : arbitrez avec les deux en tête, en visant une bonne visibilité sur la rue.

  5. 5

    Formalités et hygiène

    Immatriculation, justificatif de qualification, assurance responsabilité civile professionnelle, respect des règles d’hygiène et de sécurité (désinfection du matériel, gestion des produits), affichage des prix bien visible.

  6. 6

    Ouvrir et fidéliser

    Prise de rendez-vous en ligne, régularité de la prestation, relation client : la coiffure est un métier de fidélité et de bouche-à-oreille. Le taux de remplissage des fauteuils se construit dans la durée.

Diplôme, budget, statut, rentabilité

Faut-il un diplôme ?

La coiffure est une activité réglementée. Depuis le 1er juillet 2023, elle relève du Code de l’artisanat, mais l’exigence de qualification demeure : l’activité doit être exercée par une personne qualifiée, ou sous son contrôle effectif et permanent. Le diplôme de référence est le Brevet Professionnel (BP) coiffure ; sont aussi reconnus le Brevet de Maîtrise (BM) coiffure ou un titre de niveau au moins équivalent. À défaut de diplôme, une expérience professionnelle d’au moins trois ans peut être admise. Concrètement, pour être chef d’entreprise, vous devez détenir le BP (ou équivalent) ou employer un titulaire du BP qui encadre le salon.

Quel budget prévoir ?

L’investissement de départ pour un salon de coiffure se situe le plus souvent entre 40 000 et 150 000 €, très variable selon l’emplacement, la surface, l’état du local et le droit au bail. L’agencement (bacs, fauteuils, mobilier, vitrine) et le premier stock de produits en absorbent une bonne part. C’est un repère indicatif : votre chiffrage réel dépendra du local trouvé.

Quel statut juridique ?

Les statuts les plus courants sont la SASU ou l’EURL (responsabilité limitée, crédibilité auprès des banques, récupération de la TVA sur les investissements). La micro-entreprise reste possible pour démarrer très petit (coiffure à domicile, activité seule), mais ses plafonds de chiffre d’affaires (autour de 77 700 € en prestations de service) et l’impossibilité de déduire ses charges la rendent peu adaptée à un salon avec local et personnel.

Est-ce rentable ?

La marge brute d’un salon est élevée (souvent de l’ordre de 60 à 70 %), mais la marge nette reste modeste, généralement entre 8 et 15 %, car la masse salariale absorbe fréquemment 50 à 60 % du chiffre d’affaires, auxquels s’ajoutent le loyer et les produits. Le chiffre d’affaires annuel d’un salon tourne souvent autour de 80 000 €. La rentabilité tient surtout à l’emplacement (flux de passage), au taux de remplissage des fauteuils et à la maîtrise des charges.

Repères de marché dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence

  • survie à 3 ans du secteur

  • établissements actifs

  • taux de fermeture sur 3 ans

Données publiques (Insee, Sirene), à l’échelle du département, au 20 août 2026. Un repère, pas une garantie.

Où ouvrir : les meilleurs quartiers des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence

Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé du secteur, passage). Cliquez pour la fiche complète du quartier.

  1. 1530 000 €/an
  2. 2
    Extérieurs · Cabriès
    430 000 €/an
  3. 3510 000 €/an
  4. 4
    Gabins-Touloubre · Salon-de-Provence
    360 000 €/an
  5. 5340 000 €/an
  6. 6400 000 €/an
  7. 7
    Ouest-La Plaine · Gémenos
    380 000 €/an
  8. 8
    Domaine de Luminy · Marseille 9e Arrondissement
    220 000 €/an
  9. 9330 000 €/an
  10. 10
    Centre Urbain · Venelles
    440 000 €/an
  11. 11
    Est · Eyguières
    390 000 €/an
  12. 12600 000 €/an

Explorer ville par ville : le classement des quartiers dans chaque commune des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour ouvrir un salon de coiffure ?

Oui. La coiffure est réglementée : l’activité doit être exercée par une personne qualifiée ou sous son contrôle effectif et permanent. Le diplôme de référence est le BP coiffure (ou un BM coiffure, ou un titre équivalent). Vous devez donc détenir le BP, ou employer un titulaire du BP qui encadre le salon ; à défaut de diplôme, une expérience d’au moins trois ans peut être admise.

Combien coûte l’ouverture d’un salon de coiffure ?

En général entre 40 000 et 150 000 €, selon l’emplacement, la surface, l’état du local et le droit au bail. L’agencement (bacs, fauteuils, mobilier) et le premier stock de produits représentent une grande part du budget.

Quel statut juridique choisir ?

Le plus souvent une SASU ou une EURL (responsabilité limitée, récupération de la TVA, crédibilité bancaire). La micro-entreprise convient seulement à un démarrage très modeste, sans salarié et sans gros investissement.

Un salon de coiffure, est-ce rentable ?

La marge brute est élevée (60 à 70 %) mais la marge nette est modeste (souvent 8 à 15 %), car la masse salariale pèse lourd (50 à 60 % du chiffre d’affaires). La rentabilité dépend beaucoup de l’emplacement, du remplissage des fauteuils et de la maîtrise des coûts.

Où ouvrir un salon de coiffure dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence ?

Cela dépend du passage, de la densité de clientèle de proximité et de la concurrence déjà installée. Le classement des meilleurs quartiers du département, mis à jour avec des données publiques, est présenté dans ce guide.

Passez du guide à votre emplacement précis

L’étude d’implantation chiffre votre quartier : marché en euros, concurrence datée, chalandise, démographie. Le dossier que votre banque attend.

Les repères réglementaires et financiers de ce guide sont donnés à titre indicatif et ne remplacent pas un conseil professionnel. Les chiffres de marché proviennent de données publiques et ne garantissent pas un résultat.