Guide pour ouvrir
Comment ouvrir un cabinet infirmier : étapes, budget, et où s’installer
Ouvrir un cabinet infirmier ne se joue pas qu’au chevet des patients : en libéral, le choix de la zone d’installation est encadré par l’ARS et conditionne directement votre conventionnement. Ce guide couvre le « comment » (diplôme, inscription à l’Ordre, expérience requise, budget, statut, rentabilité) et, surtout, le « où » : dans un métier où l’on ne s’installe pas librement, comprendre le zonage (zones sous-dotées ou sur-dotées) et la densité de patientèle des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence fait toute la différence.
Les étapes pour ouvrir
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Vérifier le zonage de la zone visée (l’installation n’est pas libre)
C’est le point de départ, avant même le budget. L’installation des infirmiers libéraux est régulée par un zonage défini par l’ARS et actualisé tous les trois ans : zones très sous-dotées, sous-dotées, intermédiaires, sur-dotées. En zone sur-dotée, la règle est stricte, une arrivée pour un départ : vous ne pouvez vous installer qu’en reprenant l’activité d’un confrère qui cesse. À l’inverse, les zones sous-dotées ouvrent droit à des aides. Voyez plus bas le classement des quartiers et vérifiez toujours le zonage officiel de l’ARS avant de vous engager.
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Obtenir le diplôme, s’inscrire à l’Ordre et justifier l’expérience requise
L’exercice suppose le Diplôme d’État d’infirmier et l’inscription au tableau de l’Ordre national des infirmiers, condition légale pour exercer. Pour vous installer en libéral conventionné, vous devez en outre justifier d’une expérience minimale d’environ deux ans (24 mois, soit 3 200 heures) acquise en établissement au cours des six années précédentes. À défaut, on démarre souvent par du remplacement ou de la collaboration pour acquérir cette expérience.
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Choisir le statut et cadrer le financement
L’exercice se fait le plus souvent en entreprise individuelle, avec des revenus déclarés en BNC (micro-BNC sous le seuil, sinon réel). Le besoin de financement reste modeste comparé à un commerce : véhicule, matériel de soins, logiciel de télétransmission, fonds de roulement. Beaucoup rejoignent d’abord un cabinet existant (collaboration, association) plutôt que de créer seuls.
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Trouver le local (ou la tournée) et signer le conventionnement
Un cabinet infirmier n’exige pas de grande surface : un local aux normes d’accessibilité (ERP) suffit, et une part importante de l’activité se fait au domicile des patients (tournées). L’étape clé est le rendez-vous à la CPAM pour déclarer le début d’activité et signer la convention nationale : c’est elle qui ouvre le remboursement des soins et fixe vos engagements de zone.
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Formalités, Ordre et obligations réglementaires
Enregistrez votre activité (déclaration d’activité, immatriculation), obtenez votre inscription ordinale et votre numéro, affiliez-vous à la CPAM et à la CARPIMKO (retraite des auxiliaires médicaux), souscrivez une responsabilité civile professionnelle. Respectez les règles déontologiques, la traçabilité des soins et la télétransmission des feuilles de soins (carte CPS).
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Démarrer, construire sa patientèle et fidéliser
En libéral, l’activité se construit par le bouche-à-oreille, la relation avec les médecins prescripteurs et la régularité des tournées. Remplacements et collaboration sont d’excellents tremplins pour se faire connaître localement avant de reprendre ou créer une patientèle. La continuité des soins et la disponibilité font la fidélité, dans la durée.
Diplôme, budget, statut, rentabilité
Faut-il un diplôme ?
L’exercice infirmier est réservé aux titulaires du Diplôme d’État d’infirmier, et l’inscription au tableau de l’Ordre national des infirmiers est une condition légale pour exercer, y compris pour un simple remplacement. Pour s’installer en libéral sous convention, une barrière supplémentaire s’ajoute : il faut justifier d’une expérience professionnelle minimale d’environ deux ans (24 mois, soit 3 200 heures équivalent temps plein) acquise en établissement de soins au cours des six années précédant la demande. C’est pourquoi on ne s’installe pas au sortir de l’école : beaucoup démarrent par du remplacement ou de la collaboration, qui permettent d’exercer en libéral tout en construisant cette expérience et une première patientèle.
Quel budget prévoir ?
Comparé à un commerce ou à une officine, l’ouverture d’un cabinet infirmier demande un budget faible : l’essentiel de l’activité repose sur les tournées au domicile des patients, pas sur un local coûteux. Les postes principaux sont le véhicule, le matériel de soins et de traçabilité, le logiciel de télétransmission et le lecteur de carte, ainsi qu’un fonds de roulement pour absorber les premiers mois (les remboursements de l’Assurance maladie arrivent avec un décalage). Selon que l’on reprend une patientèle existante, que l’on rejoint un cabinet en collaboration ou que l’on aménage un local, l’investissement de départ va couramment de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’euros. C’est un repère indicatif : votre chiffrage dépendra surtout du mode d’installation choisi et de l’éventuelle reprise de patientèle.
Quel statut juridique ?
L’immense majorité des infirmiers libéraux exercent en entreprise individuelle, avec des revenus imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). Deux régimes fiscaux coexistent : le micro-BNC, simple, tant que les recettes annuelles restent sous le seuil (de l’ordre de 77 700 €), et la déclaration contrôlée (BNC au réel) au-delà, qui permet de déduire les charges réelles (véhicule, matériel, cotisations). Sur le plan social, l’IDEL relève de l’URSSAF et de la CARPIMKO (caisse de retraite des auxiliaires médicaux). L’exercice à plusieurs se structure souvent en société civile de moyens (SCM) pour partager les frais du cabinet, ou en société d’exercice pour mettre en commun les recettes. Le bon montage se décide avec un expert-comptable, selon votre niveau de recettes et votre mode d’exercice (seul, en collaboration, en groupe).
Est-ce rentable ?
L’activité d’infirmier libéral est connue pour dégager des revenus corrects, avec un investissement de départ limité. Le chiffre d’affaires brut se situe souvent autour de 6 000 à 8 000 € par mois pour une tournée bien remplie, mais les charges sont lourdes : cotisations sociales, frais de déplacement, matériel et remplacements absorbent fréquemment de l’ordre de 50 à 60 % des recettes. Le revenu net qui en résulte se situe couramment autour de 3 000 à 4 000 € par mois, très variable selon le volume de patients, la zone et l’organisation des tournées. C’est un métier de disponibilité et d’endurance : la rentabilité tient à la densité de la patientèle, à l’optimisation des trajets et à la régularité de l’activité, plus qu’à un emplacement commercial. Ces chiffres sont des repères indicatifs, pas une garantie de résultat.
Repères de marché dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence
55 %
survie à 3 ans du secteur
9 396
établissements actifs
31 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), à l’échelle du département, au 20 août 2026. Un repère, pas une garantie.
Où ouvrir : les meilleurs quartiers des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé du secteur, passage). Cliquez pour la fiche complète du quartier.
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- 8Extérieurs-Baisses-Sibourg · Lançon-Provence
- 9Périphérie · Saint-Mitre-les-Remparts
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- 12Trébon · Arles
Explorer ville par ville : le classement des quartiers dans chaque commune des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence.
Questions fréquentes
Faut-il un diplôme pour ouvrir un cabinet infirmier ?
Oui, obligatoirement. Il faut être titulaire du Diplôme d’État d’infirmier et inscrit au tableau de l’Ordre national des infirmiers, condition légale pour exercer. Pour s’installer en libéral conventionné, il faut en plus justifier d’une expérience minimale d’environ deux ans (24 mois, soit 3 200 heures) acquise en établissement au cours des six dernières années. Sans cette expérience, on commence généralement par du remplacement ou de la collaboration.
Peut-on s’installer partout comme infirmier libéral ?
Non. L’installation est régulée par un zonage défini par l’ARS et révisé tous les trois ans (zones très sous-dotées, sous-dotées, intermédiaires, sur-dotées). En zone sur-dotée, la règle est une arrivée pour un départ : vous ne pouvez vous installer qu’en reprenant l’activité d’un confrère qui cesse. Les zones sous-dotées, elles, ouvrent droit à des aides au conventionnement. Il faut donc vérifier le zonage officiel avant tout projet.
Combien coûte l’ouverture d’un cabinet infirmier ?
Le budget est faible comparé à un commerce : l’activité repose surtout sur les tournées à domicile. Les principaux postes sont le véhicule, le matériel de soins, le logiciel de télétransmission et un fonds de roulement pour les premiers mois. Selon le mode d’installation (remplacement, collaboration, reprise de patientèle ou local aménagé), l’investissement va couramment de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’euros.
Quel statut juridique choisir ?
La plupart des IDEL exercent en entreprise individuelle, avec des revenus déclarés en BNC : micro-BNC sous le seuil de recettes (environ 77 700 €), déclaration contrôlée au réel au-delà. À plusieurs, on partage souvent les frais via une société civile de moyens (SCM). L’affiliation à l’URSSAF et à la CARPIMKO est obligatoire. Le montage se cale avec un expert-comptable selon votre mode d’exercice.
Où ouvrir un cabinet infirmier dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence ?
Tout dépend du zonage ARS et de la densité de patientèle de chaque secteur. Dans un département dense comme les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence (Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne, Martigues), plusieurs zones sont sur-dotées : l’installation s’y fait alors uniquement par reprise, tandis que d’autres secteurs, sous-dotés, sont encouragés par des aides. Le classement des quartiers et les repères marché ci-dessous vous aident à comparer les zones (population, besoins de soins, concurrence) avant de croiser ces éléments avec le zonage officiel de l’ARS.
Passez du guide à votre emplacement précis
L’étude d’implantation chiffre votre quartier : marché en euros, concurrence datée, chalandise, démographie. Le dossier que votre banque attend.
Les repères réglementaires et financiers de ce guide sont donnés à titre indicatif et ne remplacent pas un conseil professionnel. Les chiffres de marché proviennent de données publiques et ne garantissent pas un résultat.