En bref
Les étapes pour ouvrir
Étape 1 : Choisir l’emplacement et mesurer la demande de soins
C’est l’étape qui conditionne tout le reste. Analysez la densité de chirurgiens-dentistes déjà installés, la population résidente et de jour, l’âge moyen du quartier et l’accessibilité (transports, stationnement, rez-de-chaussée pour l’accès PMR). Une zone où l’offre de soins est sous-dimensionnée par rapport à la population fait la différence entre un agenda vite rempli et des années à construire sa patientèle. Les repères marché et le classement des quartiers plus bas vous aident à cibler dans 5 départements.Étape 2 : Valider le diplôme et l’inscription à l’Ordre
Le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire (six années d’études d’odontologie) est obligatoire pour exercer. Avant toute installation, vous devez être inscrit au tableau de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes du département : c’est cette inscription qui vous autorise à exercer et qui conditionne, le cas échéant, l’immatriculation d’une société d’exercice. Prévoyez aussi votre conventionnement avec l’Assurance Maladie (choix du secteur) et une assurance responsabilité civile professionnelle.Étape 3 : Choisir le statut juridique et boucler le financement
Au démarrage, beaucoup de praticiens exercent en entreprise individuelle au régime des bénéfices non commerciaux (BNC), simple et adapté tant que la rémunération reste modérée. Au-delà d’un certain niveau de revenu (souvent évoqué autour de 80 000 à 100 000 € nets), la SELARL ou la SELAS deviennent intéressantes. Le plateau technique étant lourd, montez un dossier de financement solide (apport, prêt professionnel, crédit-bail sur les équipements) et un prévisionnel réaliste sur trois ans.Étape 4 : Trouver et aménager le local
Le local doit accueillir un plateau technique exigeant : salle de soins avec fauteuil et unit, zone de stérilisation, éventuellement radiologie, accueil et salle d’attente, le tout aux normes d’accessibilité et d’hygiène. L’aménagement (cloisons, plomberie, électricité, réseaux d’air et d’aspiration, revêtements) d’un cabinet d’environ 100 m² représente souvent de 50 000 à 250 000 € selon l’état initial. Vérifiez la destination du local, le bail et la faisabilité technique avant de signer.Étape 5 : Équiper, déclarer et respecter hygiène et réglementation
Le matériel est le poste central : le fauteuil et l’unit de soins vont couramment de 15 000 à 35 000 €, et l’équipement complet d’un à deux fauteuils oscille entre 55 000 et 200 000 €. À cela s’ajoutent la déclaration éventuelle des installations de radiologie, les circuits de stérilisation et de traçabilité, la gestion des déchets d’activités de soins (DASRI) et les protocoles d’asepsie. Déclarez votre activité, affiliez-vous à la CARCDSF et à l’URSSAF, et mettez en place votre logiciel de gestion et de télétransmission.Étape 6 : Ouvrir, référencer le cabinet et fidéliser la patientèle
Une fois conventionné et référencé (Doctolib ou équivalent, plaque, signalétique, fiche en ligne), soignez l’accueil, les délais de rendez-vous et le suivi : en soins dentaires, le bouche-à-oreille et la régularité des visites de contrôle construisent une patientèle stable. Un emplacement bien choisi accélère fortement cette montée en charge, ce qui renvoie à l’étape 1.
Diplôme, budget, statut, rentabilité
Faut-il un diplôme ?
L’accès à la profession est strictement réglementé.
L’accès à la profession est strictement réglementé. Il faut être titulaire du diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire, obtenu après six années d’études d’odontologie, et être inscrit au tableau de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes du département d’exercice.
Sans cette inscription, l’exercice est illégal : c’est elle qui vaut autorisation d’exercer et qui précède, le cas échéant, l’immatriculation d’une société d’exercice libéral. S’ajoutent le conventionnement avec l’Assurance Maladie et la souscription d’une assurance responsabilité civile professionnelle.
Quel budget prévoir ?
Le budget d’ouverture est élevé, car le plateau technique est lourd.
Le budget d’ouverture est élevé, car le plateau technique est lourd. Les repères indicatifs situent l’investissement de départ entre 150 000 et 300 000 € (jusqu’à 350 000 € pour un cabinet moderne à deux fauteuils dans une zone chère).
Le matériel représente à lui seul de 40 à 60 % du total : un fauteuil et son unit de soins coûtent couramment de 15 000 à 35 000 € (davantage en haut de gamme), et l’équipement complet d’un à deux fauteuils va de 55 000 à 200 000 €. L’aménagement d’un local d’environ 100 m² ajoute souvent de 50 000 à 250 000 € selon l’état initial. Le crédit-bail sur les équipements permet d’étaler cette charge.
Quel statut juridique ?
La plupart des chirurgiens-dentistes démarrent en entreprise individuelle, imposée au régime des bénéfices non commerciaux (BNC) : comptabilité de trésorerie, bénéfice soumis à l’impôt sur le revenu, simplicité de gestion.
La plupart des chirurgiens-dentistes démarrent en entreprise individuelle, imposée au régime des bénéfices non commerciaux (BNC) : comptabilité de trésorerie, bénéfice soumis à l’impôt sur le revenu, simplicité de gestion. Cette voie reste pertinente tant que la rémunération prévisionnelle des premières années demeure modérée (repère souvent cité sous 80 000 € nets).
Au-delà, la société d’exercice libéral (SELARL, avec gérant travailleur non salarié, ou SELAS, avec président assimilé salarié) devient intéressante, notamment pour la gestion des dividendes. Toute SEL doit obtenir l’agrément de l’Ordre avant immatriculation. Le choix se fait au cas par cas avec un expert-comptable spécialisé.
Est-ce rentable ?
La profession affiche des revenus élevés, avec de forts écarts.
La profession affiche des revenus élevés, avec de forts écarts. Selon la DREES, le revenu d’activité moyen des chirurgiens-dentistes libéraux avoisine 120 000 € par an ; un praticien à son compte dégage en repère un revenu net de l’ordre de 100 000 à 120 000 € annuels, soit environ 8 000 à 10 000 € par mois.
Le chiffre d’affaires moyen d’un cabinet est proche de 240 000 € par an, mais les charges (personnel, loyer, matériel, prothèses, assurances) en absorbent généralement 50 à 65 %. Un omnipraticien conventionné en zone urbaine dense se situe souvent entre 80 000 et 100 000 € de bénéfice, quand une orientation implantologie ou orthodontie peut porter à 180 000 à 250 000 €.
Ces chiffres sont des repères indicatifs : la localisation et le volume d’activité pèsent lourd.
Où ouvrir : marché et meilleurs quartiers de 5 départements
Repères de marché dans les Bouches-du-Rhône
51 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
2 268
établissements actifs au répertoire Sirene
28 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans les Bouches-du-Rhône
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Campagne · Miramas | 400 000 €/an | |
| 2 | Saintes-Maries-de-la-Mer | 270 000 €/an | |
| 3 | Campagne · Tarascon | 500 000 €/an | |
| 4 | Extérieurs-Baisses-Sibourg · Lançon-Provence | 580 000 €/an | |
| 5 | Les Écarts · Saint-Rémy-de-Provence | 280 000 €/an | |
| 6 | Graveson | 570 000 €/an | |
| 7 | Centre Ville Nord · Tarascon | 410 000 €/an | |
| 8 | Z.I. Nord · Arles | 230 000 €/an | |
| 9 | Cabannes | 550 000 €/an | |
| 10 | Cabriès | 410 000 €/an | |
| 11 | Noves | 710 000 €/an | |
| 12 | Ceinture Centre Ville · Saint-Rémy-de-Provence | 320 000 €/an |
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Repères de marché dans les Alpes-de-Haute-Provence
70 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
141
établissements actifs au répertoire Sirene
21 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans les Alpes-de-Haute-Provence
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Malijai | 240 000 €/an | |
| 2 | Gréoux-les-Bains | 370 000 €/an | |
| 3 | Riez | 200 000 €/an | |
| 4 | Reillanne | 210 000 €/an | |
| 5 | Volonne | 200 000 €/an | |
| 6 | Volx | 390 000 €/an | |
| 7 | Oraison | 730 000 €/an | |
| 8 | Sainte-Tulle | 420 000 €/an | |
| 9 | Forcalquier | 620 000 €/an | |
| 10 | Les Chauvinets · Manosque | 240 000 €/an | |
| 11 | Les Plantiers-Route de Marseille · Sisteron | 270 000 €/an | |
| 12 | Château Arnoux · Château-Arnoux-Saint-Auban | 310 000 €/an |
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Repères de marché dans le Var
53 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
1 109
établissements actifs au répertoire Sirene
26 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans le Var
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Nord · Vidauban | 600 000 €/an | |
| 2 | Zone Est Diffuse · Saint-Tropez | 190 000 €/an | |
| 3 | Rocbaron | 660 000 €/an | |
| 4 | Flayosc | 540 000 €/an | |
| 5 | Extérieurs · Fréjus | 340 000 €/an | |
| 6 | Les Terres · La Crau | 460 000 €/an | |
| 7 | Montferrat-Malmont · Draguignan | 420 000 €/an | |
| 8 | Basse Suane-Les Virgiles · Sainte-Maxime | 400 000 €/an | |
| 9 | Aups | 270 000 €/an | |
| 10 | Carnoules | 490 000 €/an | |
| 11 | La Moutonne · La Crau | 390 000 €/an | |
| 12 | Les Selves-Le Seiran · Draguignan | 480 000 €/an |
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Repères de marché dans les Alpes-Maritimes
51 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
1 449
établissements actifs au répertoire Sirene
24 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans les Alpes-Maritimes
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Sospel | 460 000 €/an | |
| 2 | Marina · Villeneuve-Loubet | 410 000 €/an | |
| 3 | Maure Vieille-La Napoule · Mandelieu-la-Napoule | 260 000 €/an | |
| 4 | Sud · La Gaude | 370 000 €/an | |
| 5 | Les Aspres · Grasse | 510 000 €/an | |
| 6 | Vaugrenier · Villeneuve-Loubet | 440 000 €/an | |
| 7 | Saint-Cézaire-sur-Siagne | 480 000 €/an | |
| 8 | Plan de Noves · Vence | 400 000 €/an | |
| 9 | Levens | 640 000 €/an | |
| 10 | Sainte-Élisabeth · Vence | 450 000 €/an | |
| 11 | Saint-Vallier-de-Thiey | 440 000 €/an | |
| 12 | Tourrettes-sur-Loup | 500 000 €/an |
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Repères de marché dans le Vaucluse
57 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
438
établissements actifs au répertoire Sirene
27 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans le Vaucluse
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Chaffunes · Sorgues | 450 000 €/an | |
| 2 | Nord · Apt | 260 000 €/an | |
| 3 | Pradines-Cagnan-Caritat · Orange | 300 000 €/an | |
| 4 | Gironde-Cabrières-Boisfeuillet-Lampourde · Orange | 270 000 €/an | |
| 5 | Meyne Claire-Paluds-Costières de Coudoul · Orange | 270 000 €/an | |
| 6 | Sud · Le Thor | 400 000 €/an | |
| 7 | Montfavet Banlieue · Avignon | 460 000 €/an | |
| 8 | Cadenet | 520 000 €/an | |
| 9 | Fourchevieilles · Orange | 260 000 €/an | |
| 10 | Centre Ville · Sorgues | 220 000 €/an | |
| 11 | Zone Rurale Sud · Carpentras | 310 000 €/an | |
| 12 | Cheval-Blanc | 520 000 €/an |
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Questions fréquentes
Faut-il un diplôme ou une inscription obligatoire pour ouvrir un cabinet dentaire ?
Oui, les deux.
Oui, les deux. Il faut le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire (six ans d’études d’odontologie) et l’inscription au tableau de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes du département. Cette inscription est obligatoire et vaut autorisation d’exercer. S’y ajoutent le conventionnement avec l’Assurance Maladie et une assurance responsabilité civile professionnelle.
Combien coûte l’ouverture d’un cabinet dentaire ?
Comptez, en repère indicatif, de 150 000 à 300 000 € (jusqu’à 350 000 € pour un cabinet moderne à deux fauteuils dans une zone chère).
Comptez, en repère indicatif, de 150 000 à 300 000 € (jusqu’à 350 000 € pour un cabinet moderne à deux fauteuils dans une zone chère). Le matériel pèse 40 à 60 % du budget : un fauteuil et son unit vont de 15 000 à 35 000 €, l’équipement complet d’un à deux fauteuils de 55 000 à 200 000 €, et l’aménagement d’un local d’environ 100 m² ajoute souvent de 50 000 à 250 000 €.
Quel statut juridique choisir pour un cabinet dentaire ?
À l’installation, l’entreprise individuelle au régime BNC est la plus courante, car simple et adaptée à des revenus modérés.
À l’installation, l’entreprise individuelle au régime BNC est la plus courante, car simple et adaptée à des revenus modérés. Au-delà d’un certain niveau (repère souvent cité autour de 80 000 à 100 000 € nets), la SELARL ou la SELAS deviennent intéressantes, notamment pour la fiscalité des dividendes. Toute société d’exercice libéral doit obtenir l’agrément de l’Ordre avant immatriculation.
Décidez avec un expert-comptable spécialisé.
Un cabinet dentaire est-il rentable ?
Oui, avec des revenus parmi les plus élevés des professions de santé libérales, mais très variables.
Oui, avec des revenus parmi les plus élevés des professions de santé libérales, mais très variables. Le chiffre d’affaires moyen d’un cabinet approche 240 000 € par an, dont 50 à 65 % de charges, pour un revenu net repère de 100 000 à 120 000 € annuels. Un omnipraticien conventionné en ville dense se situe souvent entre 80 000 et 100 000 €, une orientation implantologie ou orthodontie pouvant atteindre 180 000 à 250 000 €.
La localisation et le volume d’activité restent déterminants.
Où ouvrir un cabinet dentaire dans 5 départements ?
Visez les quartiers où la population (résidente et de jour) est mal couverte par l’offre de soins dentaires existante, avec une bonne accessibilité et un local aux normes.
Visez les quartiers où la population (résidente et de jour) est mal couverte par l’offre de soins dentaires existante, avec une bonne accessibilité et un local aux normes. Le classement des meilleurs quartiers plus bas dans ce guide compare, à partir des données locales de 5 départements, densité de praticiens, population et accessibilité pour repérer les zones où la demande reste sous-couverte.
Les 20 points à vérifier avant de signer un bail commercial
Le bail, le coût complet, le local, son histoire : la liste à emporter en visite, par email.
Passez du guide à votre emplacement précis
L’étude de marché locale chiffre votre quartier : marché en euros, concurrence datée, chalandise, démographie. Le dossier que votre banque attend.
Les repères réglementaires et financiers de ce guide sont donnés à titre indicatif et ne remplacent pas un conseil professionnel. Les chiffres de marché proviennent de données publiques et ne garantissent pas un résultat.