En bref
Les étapes pour ouvrir
Étape 1 : Choisir la zone et vérifier le zonage de l’ARS
Ici, le « où » n’est pas qu’une affaire de passage : l’ARS classe chaque commune (zone d’intervention prioritaire, zone sous-dotée, intermédiaire ou surdotée), et ce classement ouvre ou non l’accès aux aides à l’installation. Une zone sous-dense, c’est une patientèle nombreuse et peu de confrères : la demande de médecin traitant y est forte. Vérifiez le zonage auprès du PAPS de l’ARS et de la CPAM avant de vous engager, et comparez les quartiers plus bas.Étape 2 : Obtenir le diplôme et s’inscrire à l’Ordre
L’installation suppose le diplôme d’État de docteur en médecine et l’inscription au tableau du conseil départemental de l’Ordre des médecins (CDOM) du lieu d’exercice. Cette inscription, préalable obligatoire, conditionne le droit d’exercer : elle précède toutes les autres démarches et vérifie le diplôme, la moralité et l’indépendance.Étape 3 : Choisir le statut et financer l’installation
Exercice en nom propre (bénéfices en BNC) ou en société : SELARL le plus souvent, SCP en cas d’association, SISA pour une maison de santé. Montez le plan de financement du matériel et du local : apport, prêt bancaire, et aides à l’installation en zone sous-dense (contrat d’aide à l’installation, exonérations, prêts des collectivités). L’investissement reste modéré au regard d’un commerce.Étape 4 : Trouver le local du cabinet
Cabinet individuel, cabinet de groupe ou maison de santé : visez un local accessible (normes ERP et accessibilité), avec salle d’attente et salle d’examen, bien desservi. Vérifiez le bail, la destination des locaux et les travaux de mise aux normes. La proximité d’autres professionnels de santé (pharmacie, infirmiers, kinésithérapeutes) renforce l’attractivité du cabinet.Étape 5 : Conventionnement, formalités et assurances
Après l’Ordre, enregistrez votre activité auprès de l’Assurance maladie (CPAM) pour le conventionnement, secteur 1 (tarif opposable) ou secteur 2 (honoraires libres encadrés par l’OPTAM). Déclarez-vous à l’URSSAF dans les huit jours, affiliez-vous à la CARMF et souscrivez une responsabilité civile professionnelle (RCP), obligatoire avant d’exercer. Un service d’inscription en ligne de l’Assurance maladie facilite ces démarches.Étape 6 : Ouvrir et constituer sa patientèle
La réussite se joue sur la patientèle : déclarations de médecin traitant, régularité, disponibilité et coordination avec les autres soignants (CPTS, maison de santé). En zone sous-dense, la demande est immédiate ; ailleurs, la patientèle se construit dans la durée, par le bouche-à-oreille et la qualité du suivi.
Diplôme, budget, statut, rentabilité
Faut-il un diplôme ?
L’exercice de la médecine est strictement réservé : il faut être titulaire du diplôme d’État de docteur en médecine (au moins neuf ans d’études, dont le diplôme d’études spécialisées de médecine générale) et être inscrit au tableau de l’Ordre des médecins.
L’exercice de la médecine est strictement réservé : il faut être titulaire du diplôme d’État de docteur en médecine (au moins neuf ans d’études, dont le diplôme d’études spécialisées de médecine générale) et être inscrit au tableau de l’Ordre des médecins.
L’inscription auprès du conseil départemental de l’Ordre (CDOM) du lieu d’exercice est une condition légale, préalable à toute installation : elle vérifie le diplôme, la moralité et l’indépendance du praticien. On parle d’installation en libéral, pas de création d’un commerce : aucun investisseur non médecin ne peut ouvrir ni détenir un cabinet à votre place.
Quel budget prévoir ?
L’installation d’un cabinet de médecin généraliste est bien plus légère qu’un commerce : ni fonds de commerce, ni stock.
L’installation d’un cabinet de médecin généraliste est bien plus légère qu’un commerce : ni fonds de commerce, ni stock. Le budget se situe le plus souvent entre 15 000 et 150 000 € selon le projet (création, reprise de patientèle, entrée dans un cabinet de groupe).
Le matériel médical de base (table d’examen, tensiomètre, otoscope, stéthoscope, informatique et logiciel métier) représente de l’ordre de 15 000 €, une table d’examen coûtant à elle seule 1 000 à 3 000 €. S’y ajoutent le local (dépôt de garantie, travaux de mise aux normes et d’accessibilité) et, en cas d’entrée dans une société, l’achat de parts.
En zone sous-dense, des aides (jusqu’à 50 000 € pour le contrat d’aide à l’installation, sous conditions d’engagement) peuvent alléger la note. Ce sont des repères indicatifs : votre chiffrage dépendra du local et du mode d’exercice.
Quel statut juridique ?
On peut exercer en nom propre (entreprise individuelle, bénéfices imposés en BNC) ou en société d’exercice libéral, le plus souvent une SELARL, ou une SCP en cas d’association simple.
On peut exercer en nom propre (entreprise individuelle, bénéfices imposés en BNC) ou en société d’exercice libéral, le plus souvent une SELARL, ou une SCP en cas d’association simple. L’exercice en groupe progresse fortement (près de 7 généralistes libéraux sur 10 en 2025) : il mutualise le local, le secrétariat et le matériel. Pour une maison de santé pluriprofessionnelle, la structure dédiée est la SISA.
Le choix (nom propre ou société, impôt sur le revenu ou sur les sociétés) dépend de vos revenus, de votre patrimoine et de vos projets d’association : mieux vaut le faire valider par un expert-comptable spécialisé en professions de santé.
Est-ce rentable ?
La médecine générale libérale offre une bonne visibilité de revenus, portée par une demande de soins soutenue.
La médecine générale libérale offre une bonne visibilité de revenus, portée par une demande de soins soutenue. Pour une activité moyenne, le chiffre d’affaires (honoraires et forfaits) avoisine 210 000 € par an, les charges professionnelles (cotisations URSSAF et CARMF, loyer, secrétariat, assurances) en absorbant environ 40 à 45 %.
Le bénéfice non commercial (BNC) net d’un généraliste ressort autour de 97 000 € par an (CARMF 2024), soit près de 8 100 € net par mois, et le revenu de la médecine générale a nettement progressé en 2024. La consultation de référence est passée à 30 € fin 2024.
Le revenu réel dépend du secteur de conventionnement (secteur 1 à tarif opposable, secteur 2 à honoraires libres encadrés par l’OPTAM), du volume de patientèle et des charges du cabinet. Ces chiffres sont des repères indicatifs, pas une garantie.
Où ouvrir : marché et meilleurs quartiers de 5 départements
Repères de marché dans les Bouches-du-Rhône
53 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
4 636
établissements actifs au répertoire Sirene
25 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans les Bouches-du-Rhône
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Campagne · Miramas | 730 000 €/an | |
| 2 | Plan-d'Orgon | 780 000 €/an | |
| 3 | Saintes-Maries-de-la-Mer | 500 000 €/an | |
| 4 | Campagne · Tarascon | 920 000 €/an | |
| 5 | La Roque-d'Anthéron | 1 180 000 €/an | |
| 6 | Périphérie · Saint-Mitre-les-Remparts | 560 000 €/an | |
| 7 | Petite Couronne · Cassis | 470 000 €/an | |
| 8 | Mallemort | 1 360 000 €/an | |
| 9 | Centre Ville Nord · Tarascon | 740 000 €/an | |
| 10 | Extérieurs · Cabriès | 990 000 €/an | |
| 11 | Gréasque | 980 000 €/an | |
| 12 | Meyreuil | 1 400 000 €/an |
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Repères de marché dans les Alpes-de-Haute-Provence
54 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
343
établissements actifs au répertoire Sirene
21 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans les Alpes-de-Haute-Provence
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Valensole | 690 000 €/an | |
| 2 | Château Arnoux · Château-Arnoux-Saint-Auban | 580 000 €/an | |
| 3 | Route de Nice · Digne-les-Bains | 500 000 €/an | |
| 4 | Sainte-Tulle | 780 000 €/an | |
| 5 | Les Mées | 880 000 €/an | |
| 6 | Périphérie Ouest · Digne-les-Bains | 430 000 €/an | |
| 7 | Peyruis | 620 000 €/an | |
| 8 | Quartiers Nord-Les Chaumianes-Le Thor · Sisteron | 710 000 €/an | |
| 9 | Forcalquier | 1 130 000 €/an | |
| 10 | Volx | 710 000 €/an | |
| 11 | Route de Marseille · Digne-les-Bains | 610 000 €/an | |
| 12 | Périphérie · Manosque | 720 000 €/an |
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Repères de marché dans le Var
58 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
2 045
établissements actifs au répertoire Sirene
22 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans le Var
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Périphérie · Les Arcs | 670 000 €/an | |
| 2 | Pignans | 1 050 000 €/an | |
| 3 | Saint-Zacharie | 1 290 000 €/an | |
| 4 | Carnoules | 910 000 €/an | |
| 5 | Est · Solliès-Pont | 610 000 €/an | |
| 6 | Sud · Cavalaire-sur-Mer | 910 000 €/an | |
| 7 | Extérieurs · Fréjus | 620 000 €/an | |
| 8 | Centre · Les Arcs | 1 060 000 €/an | |
| 9 | Cotignac | 480 000 €/an | |
| 10 | Ouest · Cogolin | 740 000 €/an | |
| 11 | Flassans-sur-Issole | 810 000 €/an | |
| 12 | Nans-les-Pins | 1 120 000 €/an |
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Repères de marché dans les Alpes-Maritimes
56 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
2 570
établissements actifs au répertoire Sirene
22 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans les Alpes-Maritimes
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Carei-Monti · Menton | 1 040 000 €/an | |
| 2 | Saint-Cézaire-sur-Siagne | 870 000 €/an | |
| 3 | Laghet-Périphérie · La Trinité | 740 000 €/an | |
| 4 | Beaulieu-sur-Mer | 840 000 €/an | |
| 5 | Gattières | 960 000 €/an | |
| 6 | Maure Vieille-La Napoule · Mandelieu-la-Napoule | 480 000 €/an | |
| 7 | Cabbe-Saint-Roman · Roquebrune-Cap-Martin | 540 000 €/an | |
| 8 | Saint-Jeannet | 960 000 €/an | |
| 9 | Plan de Noves · Vence | 730 000 €/an | |
| 10 | Tende | 420 000 €/an | |
| 11 | Tourrettes-sur-Loup | 910 000 €/an | |
| 12 | Auribeau-sur-Siagne | 740 000 €/an |
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Repères de marché dans le Vaucluse
59 %
des établissements du métier encore ouverts 3 ans après leur création
888
établissements actifs au répertoire Sirene
24 %
taux de fermeture sur 3 ans
Données publiques (Insee, Sirene), échelle du département, au 7 octobre 2026. Un repère, pas une garantie.
Les meilleurs quartiers dans le Vaucluse
Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé des commerces, passage), parmi les quartiers d’au moins 1 500 habitants. Le score est un rang dans le département.
| # | Score | Quartier | Marché potentiel |
|---|---|---|---|
| 1 | Bollène Nord · Bollène | 580 000 €/an | |
| 2 | Meyne Claire-Paluds-Costières de Coudoul · Orange | 490 000 €/an | |
| 3 | Bédoin | 680 000 €/an | |
| 4 | Chaffunes · Sorgues | 830 000 €/an | |
| 5 | Sud · Le Thor | 730 000 €/an | |
| 6 | Aubignan | 1 310 000 €/an | |
| 7 | Maubec | 420 000 €/an | |
| 8 | Saint-Antoine · L'Isle-sur-la-Sorgue | 770 000 €/an | |
| 9 | Sainte-Cécile-les-Vignes | 580 000 €/an | |
| 10 | Secteur Sud · Pernes-les-Fontaines | 560 000 €/an | |
| 11 | Piolenc | 1 250 000 €/an | |
| 12 | Extérieur · Bédarrides | 730 000 €/an |
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Questions fréquentes
Faut-il un diplôme pour ouvrir un cabinet de médecin généraliste ?
Oui, obligatoirement.
Oui, obligatoirement. Il faut le diplôme d’État de docteur en médecine (au moins neuf ans d’études, dont le DES de médecine générale) et l’inscription au tableau de l’Ordre des médecins. C’est une profession réglementée : on parle d’installation en libéral, et aucun investisseur non médecin ne peut détenir ni exploiter un cabinet à votre place.
Combien coûte l’installation d’un cabinet de médecin généraliste ?
Bien moins qu’un commerce : le plus souvent entre 15 000 et 150 000 € selon le projet (création, reprise de patientèle, exercice en groupe).
Bien moins qu’un commerce : le plus souvent entre 15 000 et 150 000 € selon le projet (création, reprise de patientèle, exercice en groupe). Le matériel de base représente environ 15 000 €, auxquels s’ajoutent le local et, le cas échéant, l’achat de parts de société. En zone sous-dense, des aides à l’installation (jusqu’à 50 000 € sous conditions) peuvent alléger la facture.
Quel statut juridique choisir ?
L’exercice se fait en nom propre (bénéfices en BNC) ou en société d’exercice libéral : SELARL le plus souvent, SCP en cas d’association, SISA pour une maison de santé pluriprofessionnelle.
L’exercice se fait en nom propre (bénéfices en BNC) ou en société d’exercice libéral : SELARL le plus souvent, SCP en cas d’association, SISA pour une maison de santé pluriprofessionnelle. Le choix dépend de vos revenus, de votre patrimoine et de vos projets d’association ; faites-le valider par un expert-comptable spécialisé en professions de santé.
S’installer comme médecin généraliste, est-ce rentable ?
Oui, la médecine générale libérale offre de bons revenus et une forte visibilité, portée par une demande soutenue.
Oui, la médecine générale libérale offre de bons revenus et une forte visibilité, portée par une demande soutenue. Le chiffre d’affaires moyen avoisine 210 000 €, avec 40 à 45 % de charges, pour un bénéfice net (BNC) de l’ordre de 97 000 € par an (CARMF 2024). Le revenu réel dépend du secteur de conventionnement, du volume de patientèle et des charges du cabinet.
Où s’installer comme médecin généraliste dans 5 départements ?
Tout dépend du zonage de l’ARS et de la densité médicale : les zones sous-denses (certains secteurs de Marseille, communes moins dotées) offrent une patientèle nombreuse et des aides à l’installation, tandis que les zones surdotées sont moins attractives.
Tout dépend du zonage de l’ARS et de la densité médicale : les zones sous-denses (certains secteurs de Marseille, communes moins dotées) offrent une patientèle nombreuse et des aides à l’installation, tandis que les zones surdotées sont moins attractives. Le classement des quartiers ci-dessous, appuyé sur des données locales, vous aide à repérer les secteurs les plus prometteurs avant de vous installer.
Les 20 points à vérifier avant de signer un bail commercial
Le bail, le coût complet, le local, son histoire : la liste à emporter en visite, par email.
Passez du guide à votre emplacement précis
L’étude de marché locale chiffre votre quartier : marché en euros, concurrence datée, chalandise, démographie. Le dossier que votre banque attend.
Les repères réglementaires et financiers de ce guide sont donnés à titre indicatif et ne remplacent pas un conseil professionnel. Les chiffres de marché proviennent de données publiques et ne garantissent pas un résultat.