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Comment ouvrir un cabinet de médecin généraliste : étapes, budget, et où s’installer

Ouvrir un cabinet de médecin généraliste, ce n’est pas lancer un commerce : c’est une installation en libéral, encadrée par le diplôme, l’Ordre des médecins et le conventionnement de l’Assurance maladie. Le « où » y pèse autrement : l’ARS classe chaque commune, et les zones sous-denses ouvrent droit à des aides à l’installation que les zones surdotées n’ont pas. Ce guide couvre le « comment » (diplôme, budget, statut, revenus) et, données locales à l’appui, le « où » : les meilleurs quartiers des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence pour s’installer.

Les étapes pour ouvrir

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    Choisir la zone et vérifier le zonage de l’ARS

    Ici, le « où » n’est pas qu’une affaire de passage : l’ARS classe chaque commune (zone d’intervention prioritaire, zone sous-dotée, intermédiaire ou surdotée), et ce classement ouvre ou non l’accès aux aides à l’installation. Une zone sous-dense, c’est une patientèle nombreuse et peu de confrères : la demande de médecin traitant y est forte. Vérifiez le zonage auprès du PAPS de l’ARS et de la CPAM avant de vous engager, et comparez les quartiers plus bas.

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    Obtenir le diplôme et s’inscrire à l’Ordre

    L’installation suppose le diplôme d’État de docteur en médecine et l’inscription au tableau du conseil départemental de l’Ordre des médecins (CDOM) du lieu d’exercice. Cette inscription, préalable obligatoire, conditionne le droit d’exercer : elle précède toutes les autres démarches et vérifie le diplôme, la moralité et l’indépendance.

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    Choisir le statut et financer l’installation

    Exercice en nom propre (bénéfices en BNC) ou en société : SELARL le plus souvent, SCP en cas d’association, SISA pour une maison de santé. Montez le plan de financement du matériel et du local : apport, prêt bancaire, et aides à l’installation en zone sous-dense (contrat d’aide à l’installation, exonérations, prêts des collectivités). L’investissement reste modéré au regard d’un commerce.

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    Trouver le local du cabinet

    Cabinet individuel, cabinet de groupe ou maison de santé : visez un local accessible (normes ERP et accessibilité), avec salle d’attente et salle d’examen, bien desservi. Vérifiez le bail, la destination des locaux et les travaux de mise aux normes. La proximité d’autres professionnels de santé (pharmacie, infirmiers, kinésithérapeutes) renforce l’attractivité du cabinet.

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    Conventionnement, formalités et assurances

    Après l’Ordre, enregistrez votre activité auprès de l’Assurance maladie (CPAM) pour le conventionnement, secteur 1 (tarif opposable) ou secteur 2 (honoraires libres encadrés par l’OPTAM). Déclarez-vous à l’URSSAF dans les huit jours, affiliez-vous à la CARMF et souscrivez une responsabilité civile professionnelle (RCP), obligatoire avant d’exercer. Un service d’inscription en ligne de l’Assurance maladie facilite ces démarches.

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    Ouvrir et constituer sa patientèle

    La réussite se joue sur la patientèle : déclarations de médecin traitant, régularité, disponibilité et coordination avec les autres soignants (CPTS, maison de santé). En zone sous-dense, la demande est immédiate ; ailleurs, la patientèle se construit dans la durée, par le bouche-à-oreille et la qualité du suivi.

Diplôme, budget, statut, rentabilité

Faut-il un diplôme ?

L’exercice de la médecine est strictement réservé : il faut être titulaire du diplôme d’État de docteur en médecine (au moins neuf ans d’études, dont le diplôme d’études spécialisées de médecine générale) et être inscrit au tableau de l’Ordre des médecins. L’inscription auprès du conseil départemental de l’Ordre (CDOM) du lieu d’exercice est une condition légale, préalable à toute installation : elle vérifie le diplôme, la moralité et l’indépendance du praticien. On parle d’installation en libéral, pas de création d’un commerce : aucun investisseur non médecin ne peut ouvrir ni détenir un cabinet à votre place.

Quel budget prévoir ?

L’installation d’un cabinet de médecin généraliste est bien plus légère qu’un commerce : ni fonds de commerce, ni stock. Le budget se situe le plus souvent entre 15 000 et 150 000 € selon le projet (création, reprise de patientèle, entrée dans un cabinet de groupe). Le matériel médical de base (table d’examen, tensiomètre, otoscope, stéthoscope, informatique et logiciel métier) représente de l’ordre de 15 000 €, une table d’examen coûtant à elle seule 1 000 à 3 000 €. S’y ajoutent le local (dépôt de garantie, travaux de mise aux normes et d’accessibilité) et, en cas d’entrée dans une société, l’achat de parts. En zone sous-dense, des aides (jusqu’à 50 000 € pour le contrat d’aide à l’installation, sous conditions d’engagement) peuvent alléger la note. Ce sont des repères indicatifs : votre chiffrage dépendra du local et du mode d’exercice.

Quel statut juridique ?

On peut exercer en nom propre (entreprise individuelle, bénéfices imposés en BNC) ou en société d’exercice libéral, le plus souvent une SELARL, ou une SCP en cas d’association simple. L’exercice en groupe progresse fortement (près de 7 généralistes libéraux sur 10 en 2025) : il mutualise le local, le secrétariat et le matériel. Pour une maison de santé pluriprofessionnelle, la structure dédiée est la SISA. Le choix (nom propre ou société, impôt sur le revenu ou sur les sociétés) dépend de vos revenus, de votre patrimoine et de vos projets d’association : mieux vaut le faire valider par un expert-comptable spécialisé en professions de santé.

Est-ce rentable ?

La médecine générale libérale offre une bonne visibilité de revenus, portée par une demande de soins soutenue. Pour une activité moyenne, le chiffre d’affaires (honoraires et forfaits) avoisine 210 000 € par an, les charges professionnelles (cotisations URSSAF et CARMF, loyer, secrétariat, assurances) en absorbant environ 40 à 45 %. Le bénéfice non commercial (BNC) net d’un généraliste ressort autour de 97 000 € par an (CARMF 2024), soit près de 8 100 € net par mois, et le revenu de la médecine générale a nettement progressé en 2024. La consultation de référence est passée à 30 € fin 2024. Le revenu réel dépend du secteur de conventionnement (secteur 1 à tarif opposable, secteur 2 à honoraires libres encadrés par l’OPTAM), du volume de patientèle et des charges du cabinet. Ces chiffres sont des repères indicatifs, pas une garantie.

Repères de marché dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence

  • survie à 3 ans du secteur

  • établissements actifs

  • taux de fermeture sur 3 ans

Données publiques (Insee, Sirene), à l’échelle du département, au 20 août 2026. Un repère, pas une garantie.

Où ouvrir : les meilleurs quartiers des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence

Classement par score d’opportunité (demande mal couverte, santé du secteur, passage). Cliquez pour la fiche complète du quartier.

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    Campagne · Miramas
    730 000 €/an
  2. 2780 000 €/an
  3. 3500 000 €/an
  4. 4
    Campagne · Tarascon
    920 000 €/an
  5. 51 180 000 €/an
  6. 6
    Périphérie · Saint-Mitre-les-Remparts
    560 000 €/an
  7. 71 360 000 €/an
  8. 8
    Centre Ville Nord · Tarascon
    740 000 €/an
  9. 9
    Petite Couronne · Cassis
    470 000 €/an
  10. 10980 000 €/an
  11. 111 150 000 €/an
  12. 12
    Extérieurs · Cabriès
    990 000 €/an

Explorer ville par ville : le classement des quartiers dans chaque commune des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour ouvrir un cabinet de médecin généraliste ?

Oui, obligatoirement. Il faut le diplôme d’État de docteur en médecine (au moins neuf ans d’études, dont le DES de médecine générale) et l’inscription au tableau de l’Ordre des médecins. C’est une profession réglementée : on parle d’installation en libéral, et aucun investisseur non médecin ne peut détenir ni exploiter un cabinet à votre place.

Combien coûte l’installation d’un cabinet de médecin généraliste ?

Bien moins qu’un commerce : le plus souvent entre 15 000 et 150 000 € selon le projet (création, reprise de patientèle, exercice en groupe). Le matériel de base représente environ 15 000 €, auxquels s’ajoutent le local et, le cas échéant, l’achat de parts de société. En zone sous-dense, des aides à l’installation (jusqu’à 50 000 € sous conditions) peuvent alléger la facture.

Quel statut juridique choisir ?

L’exercice se fait en nom propre (bénéfices en BNC) ou en société d’exercice libéral : SELARL le plus souvent, SCP en cas d’association, SISA pour une maison de santé pluriprofessionnelle. Le choix dépend de vos revenus, de votre patrimoine et de vos projets d’association ; faites-le valider par un expert-comptable spécialisé en professions de santé.

S’installer comme médecin généraliste, est-ce rentable ?

Oui, la médecine générale libérale offre de bons revenus et une forte visibilité, portée par une demande soutenue. Le chiffre d’affaires moyen avoisine 210 000 €, avec 40 à 45 % de charges, pour un bénéfice net (BNC) de l’ordre de 97 000 € par an (CARMF 2024). Le revenu réel dépend du secteur de conventionnement, du volume de patientèle et des charges du cabinet.

Où s’installer comme médecin généraliste dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-de-Haute-Provence ?

Tout dépend du zonage de l’ARS et de la densité médicale : les zones sous-denses (certains secteurs de Marseille, communes moins dotées du département) offrent une patientèle nombreuse et des aides à l’installation, tandis que les zones surdotées sont moins attractives. Le classement des quartiers ci-dessous, appuyé sur des données locales, vous aide à repérer les secteurs les plus prometteurs avant de vous installer.

Passez du guide à votre emplacement précis

L’étude d’implantation chiffre votre quartier : marché en euros, concurrence datée, chalandise, démographie. Le dossier que votre banque attend.

Les repères réglementaires et financiers de ce guide sont donnés à titre indicatif et ne remplacent pas un conseil professionnel. Les chiffres de marché proviennent de données publiques et ne garantissent pas un résultat.